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Sujet : La cohérence de la pensée suffit-elle à définir la vérité ?

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Extrait du corrigé : Dans un premier temps, il souhaite une cohérence dans la forme même de la proposition, c'est-à-dire que la première condition requise pour que la proposition soit vraie est qu'elle soit correcte grammaticalement, sans contradictions dans sa forme. Dans un second temps, et on rejoint ici la définition proposée par le sujet, la proposition énoncée est vraie si elle est cohérente dans le fond, c'est-à-dire que ce qui est énoncé doit correspondre à la fameuses logique mathématique dont on vient de parler plus haut et être en accord avec les règles et résultats établis (dans l'abstraction il est vrai). Si l'on dit « deux plus deux égalent cinq », la forme est correcte, mais le résultat proposé ici est faux car il est en désaccord avec le résultat établi mathématiquement « deux plus deux égalent quatre ». En fait ici la vérité n'est que le rapport entre la proposition et la réalité mathématique, constituée par un ensemble de règles et décisions établies une fois pour toutes; les règles pourraient être changées puisqu'il ne s'agit ici que d'un problème de convention... La fausseté de la proposition « deux plus deux égalent cinq » ne réside pas dans le fait que dans l'absolu deux plus deux soient dans l'impossibilité de faire cinq (on pourrait aussi bien décider qu'ils font six, dix, mille) mais dans .e frit que ce résultat n'est pas en accord avec celui admis par tous et posé une fois pour toutes.Quant au logicien, il envisage le problème d'une manière légèrement différente. Pour lui la cohérence de la forme, la logique des enchaînements prévalent. Il dira qu'une proposition de la forme « S est A » est vraie car elle comporte un sujet, un verbe, un attribut,le tout présentant une structure grammaticalement correcte et logique. Pour lui le signifié des termes S et A n'a aucune sorte d'importance, ce n'est pas son problème.

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