LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
» 2639 inscrits

Sujet : Dans quelles mesures peut on parler de droit à la guerre ?

Extrait du corrigé :

DROIT (lat. directus, droit, conforme à une règle)

Gén. Le sens de l'adjectif latin directus, sans courbe, indique d'emblée que le droit est institué pour se conformer à une règle, voire rectifier, corriger les relations entre les hommes. Ainsi, le droit qui dit ce qui doit être s'oppose d'abord au fait (ce qui est). Il est dans l'essence du droit de s'instituer contre le fait.
Droit positif. Le droit positif est l'ensemble des règles définissant ce qui est légal, permis, et illégal, interdit, dans une société donnée. L'institution du droit positif signale la disjonction de la puissance matérielle (capacité de faire) et du pouvoir formel (droit de faire) ; nul n'est autorisé à faire tout ce qu'il peut faire : nul ne peut tout ce qu'il peut.
Droit naturel. Le droit en tant qu'il est simplement positif (posé, établi comme convention) est lui-même un fait de culture. Ainsi, les hommes n'auraient pas tous les mêmes droits. Ce qui est ici illégal serait ailleurs permis. Or, n'existe-t-il pas un droit supérieur à toute convention positive qui résulte de la nature de l'homme ? On appelle, en effet, droit naturel non pas le droit existant naturellement, mais le droit qui met en évidence la vraie nature du droit : énoncer ce qui doit être pour tous les hommes, autrement dit corriger le fait aussi bien culturel que naturel. Ce droit idéal signale la disjonction toujours possible entre ce qui est légal et ce qui est légitime. Une loi n'est pas forcément juste ; elle ne l'est qu'en rendant légal ce qui est légitime et illégal ce qui est illégitime. Est légitime « ce que tout homme peut faire également » quelles que soient ses particularités naturelles (force, sexe) et culturelles (nationalité, religion). Par droit naturel, il faut donc entendre droit rationnel : l'identité des droits est fondée sur une identité ontologique des hommes (tous les hommes ont la faculté de penser) et non sur une identité naturelle ou culturelle. Ainsi, on peut opposer la conception universaliste du droit naturel ou rationnel aux conceptions naturalistes et culturalistes des racistes. Voir égalité.

Corrigé directement accessible

Cacher les ressources gratuites

Définitions

  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • droit : a° Un droit: liberté d'accomplir une action (droit de vote); possibilité d'y prétendre ou de l'exiger (droit au travail, droit de grève). b° Le droit: ce qui est légitime ou légal, ce qui devrait être, opposé au fait, ce qui est. c° Ce qui est permis par des règles non écrites (droit naturel) ou par des règles dûment codifiées (droit positif). Le droit positif est l'ensemble des règles qui régissent les rapports entre les hommes dans une société donnée. Le droit naturel est l'ensemble des prérogatives que tout homme est en droit de revendiquer, du fait même de son appartenance à l'espèce humaine (droit au respect).
  • guerre : Conflit armé entre deux ou plusieurs Etats. Les problèmes posés par la guerre sont plutôt du ressort de la politique et du droit. En philosophie, on pose plutôt la question du fondement de ce droit et de la légitimité de la guerre.

Problématique

 

Bien définir les termes du sujet :


- « Le droit » : Le droit peut avoir en général plusieurs sens : droit positif, coutumier, international, droit de résistance… Mais ici, le terme est particulier puisqu'il ne s'agit pas de désigner les principes qui régissent les rapports des hommes entre eux. Il faut plutôt garder l'expression dans son ensemble, car il ne s'agit pas que d'un droit, mais d'un droit à : c'est le pouvoir moral de faire ce qui est conforme à une règle précise. Le droit à la guerre est différent du droit de guerre, puisque ce dernier implique l'existence d'une règle selon laquelle nous serions autorisés à faire la guerre, alors que le droit à la guerre pose seulement la question de savoir si cela est permis.

- « Guerre » : Elle peut désigner soit le conflit ouvert et la lutte armée entre deux Etats, individus ou groupe d'individus, soit la disposition avérée combat. Elle oppose des ennemis, c'est-à-dire des entités ayant des intérêts contraires, et a en général pour but la défense, la conservation, ou la possession.

 

Construction de la problématique.      
    

            L'expression "droit à la guerre" peut sembler quelque peu étrange puisqu'un droit défend en général quelque chose, que ce soit des intérêts ou des individus; le droit protège, alors que la guerre prend par force. Le droit agit pour le bien de quelque chose, alors que la guerre est destructrice. Les deux termes semblent ainsi s'opposer dans la manière dont ils parviennent à leur fin. En effet, le droit a recours à la légalité, alors que la guerre a recours à la force. Le sujet perçoit bien cette opposition puisqu'il ne cherche pas généraliser ce droit à la guerre. Au contraire, il tente de savoir dans quelles circonstances spéciales, dans quelles conditions précises il peut être revendiqué.

            Le droit à la guerre existe forcément pour défendre quelque chose. Il s'agit donc de savoir dans quelles circonstances la guerre et pour quelles raisons la guerre peut être considérée comme légitime. Autrement dit, qu'est-ce qui est important au point de faire la guerre pour le défendre ? Dans quelles circonstances est-il possible de revendiquer légitimement un droit à la guerre ?

 



15000 corrigés de disseration en philosophie

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit
Nom/Pseudo :

email :
 
Demandez votre sujet :
« Ressource précédenteRessource suivante»