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Extrait du corrigé : Et Marx de dévaloriser la religion : non pas une encyclopédie, mais seulement un abrégé (« compendium ») ; non pas une logique sous une forme noble, mais seulement sous une forme populaire ; un point d'honneur chevaleresque, mais seulement spiritualiste (et sans doute déjà démodé).Les termes employés pour définir la religion (enthousiasme, sanction morale) expriment a contrario (à l'envers) le monde qu'elle reflète : sans enthousiasme, sans morale, sans honneur. Monde pénible, dont il faut se consoler, monde injustifiable, qu'il faut pourtant justifier. D'où l'énoncé, non seulement de la définition de la religion, mais de sa fonction sociale,, tout entière tournée vers la réhabilitation d'un monde catastrophique.De même qu'il faut aller au fond des choses pour mener la critique irréligieuse, il faut aller au fond des choses, pour comprendre la fonction de la religion. « Au fond », parce que la religion elle-même est le fondement, le sol, le point d'appui à partir duquel il est possible d'une part de consoler l'homme et de justifier le monde.Vide, sans contenu, la religion est pourtant une réalisation, une manière pour le réel de s'effectuer, mais sans réalité vraie, puisque Marx le dénonce, cette réalisation est de l'ordre du fantastique, on dirait aujourd'hui fantasmatique ou plus simplement de l'ordre de l'imaginaire, le caractère dérisoire de l'accolement impensable des deux termes contraires : « réalisation fantastique ». Mais la dimension imaginaire de la religion n'est que la reprise de l'être humain lui aussi en partie imaginaire. L'homme, autrement dit la société, l'Etat, s'échappe à lui-même, il ne se « possède pas ». La réalité qui est la sienne n'est pas complète, n'est pas achevée, n'a pas encore atteint sa vérité : « l'être humain ne possède pas de réalité vraie ».
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L'homme, pour être distingué de l'animal et être identifié comme être humain, est souvent définit comme « animal politique » ou « animal doué de raison ». En effet, l'homme peut réfléchir et anticiper : il a des représentations. L'animal, contrairement à cela suit son instinct et n'anticipe pas. Ainsi l'homme s'organise en société avec des institutions pour le gouverner, tandis que l'animal resté à l'état de nature, ne suit que son instinct et agit individuellement, ou au mieux en meute. Mais alors, est-ce que la religion est aussi un critère qui permet de distinguer l'être humain de l'animal ? Autrement dit est-ce que la religion fait partie essentiellement de l'homme ? L'on pourrait le penser, car la religion apparaît comme un phénomène très ancien et l'on pourrait dire universel. En effet, elle est présente dans presque toutes les sociétés humaines. Mais alors, si la religion, est présente ‘de tout temps' et quelques soit les cultures, l'on peu alors se demander si elle n'entre pas dans la définition de l'Homme. Nous avons vu que l'homme se définit comme un animal raisonnable, mais est-ce que cette définition est compatible avec celle qui nous occupe : l'homme comme animal religieux ?
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