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Sujet : Vivons-nous vraiment dans le meilleur des mondes possibles ?

Définitions des termes :
  • vraiment : Ce terme implique de prendre en compte qu'il s'agit d'interroger toute la profondeur de l'échange en ne se contentant pas d'une définition superficielle. Il va s'agir de définir l'échange dans ce qu'il a d'essentiel pour nous (on), c'est-à-dire les hommes.
  • meilleur : 1. Supérieur, préférable, digne d'être choisi : pour LEIBNIZ, le meilleur repose sur une sorte de principe d'économie dans l'appropriation des moyens à la fin ; il correspond au maximum d'effets avec le minimum de dépenses ; dans le domaine moral le meilleur est le minimum de mal pour le maximum de bien. 2. Meilleur des mondes possibles : pour LEIBNIZ, Dieu ne crée pas les essences qui tendent toutes avec un droit égal à l'existence ; les existences ne sont pas toutes compossibles ; toute combinaison de compossibles est un monde possible ; le meilleur des mondes est celui « par lequel se réalise la plus grande production de possibles ». 3. Principe du meilleur : pour LEIBNIZ, principe selon lequel Dieu choisit toujours le meilleur, bien qu'il soit totalement libre (c'est une cause inclinante et non nécessitante).

Extrait du corrigé : Qu'est-ce à dire, sinon que le plaisir ne se ressent pas, qu'il n'est, à la limite, que vacuité ? Car si le manque et la privation sont ressentis comme douleur, le comblement du manque, la satisfaction ne font que ramener à l'état qui a précédé l'apparition du besoin. Autrement dit :« Nous sentons la douleur, mais non l'absence de douleur; le souci mais non l'absence de souci; la crainte mais non la sécurité [...] Seules, en effet, la douleur et la privation peuvent produire une impression positive et par là se dénoncer d'elles-mêmes : le bien-être, au contraire, n'est que pure négation. »Si le plaisir apparaît lui-même comme négatif, alors il est vain de considérer le bonheur comme une fin que l'homme pourrait se donner. Répétons-le : « La vie n'admet point de félicité vraie, elle est foncièrement une souffrance aux aspects divers, un état de malheur radical. » Ét l'optimisme, pire qu'un « verbiage dénué de sens, comme il arrive chez ces têtes plates, où pour tous hôtes logent des mots », est « une façon de penser absurde », « une opinion réellement impie, une odieuse moquerie ». Il suffirait, pour s'en convaincre, « pour nous mettre sous les yeux des images », « pour nous peindre en des exemples notre misère sans nom », d'invoquer les faits et l'histoire. Mais ce serait un « chapitre sans fin ». Contentons-nous, une fois sortis des rêves de la jeunesse, de tenir compte de notre propre expérience et de celle des autres.

Vivons-nous vraiment dans le meilleur des mondes possibles ?

Corrigé : Vivons-nous vraiment dans le meilleur des mondes possibles ? Corrigé de 3964 mots (soit 6 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet "Vivons-nous vraiment dans le meilleur des mondes possibles ?" a obtenu la note de :

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