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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : La « preuve » n'est jamais un principe de contrainte mais tout au contraire un principe de liberté, car dès que la preuve fournie par autrui est de moi comprise, elle devient ma preuve et j'adhère librement à la vérité. Certes la pensée rationaliste ne redoute pas mais appelle de tous ses voeux la plus large tolérance, la diffusion de toutes les idées, la discussion la plus ouverte. Ainsi voit-on Pasteur réclamer aux partisans de la génération spontanée leurs arguments et leurs protocoles d'expérience. Car c'est précisément la libre discussion des preuves qui permet à la vérité de s'imposer, entendons par là non d'exercer sur nous une contrainte, mais de mériter notre libre assentiment.Tout à l'opposé ce sont les opinions arbitraires et les pensées non fondées qui ont peur de la lumière et qui fuient le dialogue et la pacifique discussion. C'est lorsque je suis incapable de démontrer clairement l'objet d'une croyance obscurément liée à mes passions, à mes habitudes, que j'ai la tentation de l'imposer par la violence, d'en faire une doctrine officielle, protégée de toute confrontation et de toute critique par la puissance du bras séculier. «Le fanatisme», dit Jung, « n'est qu'une surcompensation du doute. » Et Montaigne disait : « Pour Dieu merci, ma créance ne s'établit pas à coup de poing. Qui establit son discours par braverie et commandement montre que la raison y est faible. »De tels arguments, cependant, suffisent-ils à résoudre ce problème de la tolérance ?
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reconnaissons-nous connaître tolérance qu'à indifférente démocratie recevables vérité vérités toute renoncer pouvons-nous admettre comment terreur science engendrer penser opinions indiscutables nous-mêmes régimes parler autrui signes objectivité autrement quels métaphysiques partir meilleur mort
• Le terme a été créé au XVIe siècle lors des guerres de Religion : les catholiques ont fini par « tolérer » les protestants et vice versa. On peut appréhender ici, que du moins à l'origine, la tolérance constituait une sorte de « pis-aller », une attitude consistant à supporter l'expression d'idées que l'on appréhendait comme parfaitement erronées.
Remarquer que cette tolérance n'impliquait nullement une indifférence vis-à-vis de ce que catholiques ou protestants considéraient comme « la vérité ».
• En fait, cette tolérance s'adressait fondamentalement aux personnes, non aux idées en tant que telles. On peut d'ailleurs se demander si — en toute rigueur — l'idée de « tolérer » n'implique pas que l'on se situe soi-même sur un plan de supériorité par rapport aux autres et qu'en ce qui concerne la « possession de la vérité » on se situe également sur un plan de supériorité : une telle attitude pourrait-elle être fondée sur une indifférence à la vérité ?
• On peut certes concevoir une forme de « tolérance » fondée sur un certain scepticisme, sur une certaine indifférence à la vérité, sur une certaine « lassitude » : mais peut-on encore, à proprement parler, parler ici de « tolérance », que l'on « tolère » ?
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