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Extrait du corrigé : On peut donc, jusqu'à un certain point, la rapprocher de la « morale ouverte » de BERGSON, de cette morale « dynamique » et « supra-rationnelle » (Deux Sources..., p. 290) où l'obligation, sans s'effacer complètement, fait place à « l'aspiration » et à.« l'élan ». Discussion.Que penser de cette « vraie morale » telle que la présente PASCAL ? A. - Elle a certes son intérêt en tant qu'elle s'oppose à une morale cristallisée en règles rigides, en formules où « la lettre tue l'esprit ». Le danger de cette dernière est précisément que la formule oblitère parfois le sens des valeurs authentiques, et la moralité risque ainsi de dégénérer en pharisaïsme. D'autre part, quel que soit le rôle de la raison morale, il va de soi qu'elle ne peut, en ce domaine, tout prouver et qu'on ne démontre pas le Devoir géométriquement comme un théorème.
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renoncer autrement objectivité pouvons-nous régimes penser morale moque pensez-vous admettre recevables morale. pascal. qu'en opinions nous-mêmes disait démocratie mort science partir vraie toute meilleur autrui qu'à connaître
Cette formule est de Pascal. Selon lui, la "vraie morale", c'est celle du jugement, celle du coeur, du sentiment qui "est sans règle", relevant de "l'esprit de finesse" et qui se moque d'une morale réduite à des règles, des principes fixés, reconnus. Que penser de cette conception de la morale et de la supériorité d'une morale du sentiment, de l'instinct sur une morale de la raison ?
A première vue, l'opinion de Pascal semble être un dangereux paradoxe car règles et commandements paraissent légitimement appartenir à la nature même de la morale. La morale consiste dans un système d'obligations et d'interdictions. Prescriptions et interdits venant mettre un frein à la spontanéité égoïste et anarchique des individus. La morale est l'ensemble des règles qui rendent possible la coexistence des membres d'une communauté donnée.
Observation. — C'est le fragment 4 des Pensées dons l'édition Brunschvicg : « explique Pascal, que la morale du jugement se moque de la morale de l'esprit — qui 1 est sans règles. Car le jugement est celui à qui appartient le sentiment, comme les sciences appartiennent à l'esprit. La finesse est la part du jugement, la géométrie est celle de l'esprit ». Ainsi entendue, cette pensée n'est pas sans quelque analogie avec la distinction bergsonienne entre morale close et morale ouverte.
Introduction. La distinction qu'établit PASCAL dans la Pensée proposée est parallèle à celle qu'il établit, d'ailleurs dans la même Pensée, entre l'éloquence savante et, la « vraie éloquence ». Que signifie-t-elle exactement ? Est-elle valable pour la morale ?
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