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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- confiance : Espérance ferme, assurance envers une personne ou une chose.
- langage : 1) Faculté de parler ou d'utiliser une langue. 2) Tout système de signes, tout système signifiant, toute communication par signes (verbaux ou non verbaux). Le langage désigne aussi la totalité des langues humaines.
Extrait du corrigé : Il en restera à une thèse nuancée. 3° Pouvoir du langage & langage du pouvoir. Puisqu'il a pour fonction essentielle l'expression de la pensée et la communication entre les hommes, il est clair que le langage joue un rôle éminent dans les phénomènes de pouvoir. Il permet ou facilite l'action; il l'interdit ou la sanctionne; le droit se dit et s'écrit et ceux qui dirigent la Cité exercent leur fonction par l'intermédiaire du langage, tout comme ils sont attentifs à en capter les signes. Dans toutes les sociétés, les titulaires du pouvoir ont possédé la maîtrise du langage ou des langages propres à orienter l'action d'autrui. Ceux-là sont détenteurs de ce "maître-mot" que Kipling attribuait dans la jungle à l'enflant démuni mais qui finirait par s'emparer de la fleur rouge. Prêtres et scribes, pontifes et rois, légistes et avocats, journalistes et hommes des médias connaissent tour à tour cette puissance. L'agora d'Athènes était le lieu de disputes, de collusions oratoires. De même, Dieu se manifeste par cet acte de langage: " Au commencement était le Verbe" disait déjà Saint-Jean. Dans les sociétés complexes, le langage est l'expression du pouvoir.
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Le corrigé du sujet "Faut-il faire confiance au langage ?" a obtenu la note de : aucune note
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Il s’agit dans un premier temps de se demander ce qu’est le langage. On peut considérer à l’instar de Descartes qu’il est le moyen que les hommes ont de communiquer entre eux leurs pensées. Le langage serait donc un moyen de communication, un code établi entre les individus. Or, si le langage permet aux hommes de se transmettre des informations, il faut nécessairement le distinguer de la communication animale. En effet, même s’il existe une certaine communication entre les animaux d’une même espèce, celle-ci reste très limitée et comme figée par leurs instincts et leurs besoins vitaux. Ce qu’ils échangent n’est donc pas de l’ordre de la pensée. Or, c’est bien la pensée qui est exprimée dans le langage.
De plus, cette faculté proprement humaine suppose qu’on puisse s’exprimer « à propos de choses qui se présentent » (Descartes, Discours de la méthode ), et ce, même de manière différée. On peut par exemple exprimer par le langage une douleur passée. L’homme a donc la capacité d’évoquer, par le langage, des choses en leur absence.
Mais en étant un médiateur entre nous et le monde, le langage ne peut-il pas, de ce fait, devenir une source d’erreurs ou d’abus ? Car s’il est vrai que seuls les hommes parlent, il est tout aussi vrai que tous les hommes parlent, c’est à dire que chaque société, en se constituant, adopte un langage qui lui est propre. Or s’il y a diversité de langues, il y a nécessairement pluralité de sens. Dès lors, comment affirmer avec certitude que ce que nous exprimons est conforme à ce que nous pensons où voulons exprimer ? Il s’agit donc d’essayer de comprendre quelles sont les limites du langage.
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