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Extrait du corrigé : Étude ordonnée et intérêt philosophique La première phrase nous renseigne à la fois sur le thème et sur la problématique du texte. Il s'agit du langage, mais dans une perspective bien déterminée : celle de la perception d'autrui. Le langage n'est pas désigné ici comme une faculté de l'esprit humain, comme une capacité exercée à la première personne; il est d'emblée présenté comme un « objet culturel », c'est-à-dire situé dans un horizon collectif. Le langage apparaît toujours sous la forme concrète d'une langue déterminée, parlée par une communauté humaine. Et c'est avant tout comme membre de cette communauté que m'apparaît autrui.Or je ne perçois autrui comme semblable parlant la même langue que moi qu'à travers l'expérience du dialogue : c'est elle que Merleau-Ponty va évoquer comme le moment fondateur de la communauté entre autrui et moi. L'intérêt philosophique des lignes qui suivent réside avant tout dans l'effacement relatif des personnes à travers le dialogue. Il ne s'agit plus de réfléchir à la première personne sur la façon dont mes idées peuvent être formulées par le langage, mais de saisir le moment interpersonnel en tant que tel, le moment qui fait qu'il n'y a plus deux sujets juxtaposés mais véritablement un espace de communication. _ Merleau-Ponty tait surgir cette idée à travers une série d'expressions : « terrain commun », « un seul tissu », « opération commune ». Ce quiressort, c'est l'unité qui s'oppose à la pluralité des interlocuteurs.
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Chaque jour nous rencontrons des proches, des amis, des voisins, des êtres humains. Nous vivons avec les autres, nous sommes plongés dans le milieu de la relation. Et pourtant, les autres restent toujours un mystère pour nous, car même semblables à nous, ils sont radicalement différents de nous. Si les autres nous sont familiers, on ne peut prétendre les connaître vraiment. Si nous communiquons entre nous, nous ne sommes pourtant pas sûrs de nous comprendre réellement. En effet, ceux que nous croyons semblables au premier abord se révèlent toujours différents de ce que nous aurions pu penser d’eux. Face à une telle difficulté à comprendre les autres, pouvons-nous espérer entrer dans une vraie relation avec les autres ? La difficulté de comprendre les autres fausse-t-elle tout rapport avec eux ?
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