LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Ce corrigé vous sera utile pour ces autres sujets voisins
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
Extrait du corrigé : Son argumentation critique se bat sur le terrain non de l'axiologie mais de la logique. Vous voulons dire par là que notre philosophe ne discrimine nullement les bons des mauvais désirs - comme l'on trie le bon grain de l'ivraie - , mais que c'est tous ou plutôt le tout du désir qu'il refuse. La radicalité du malheur évoquée plus haut appelle comme par écho la radicalisation et la totalisation du rejet des désirs, et ce, au nom d'un raisonnement à l'impeccable logique. En effet, de deux choses l'une : soit nous désirons l' " inatteint " (nous ne désirons que ce dont nous sommes démunis) ; soit nous l'atteignons et ne le désirons plus : " La satisfaction, le bonheur comme l'appellent les hommes, n'est en propre et dans son essence rien de négatif : en elle, rien de positif. Il n'y a pas de satisfaction qui d'elle-même et comme de son propre mouvement vienne à nous ; il faut qu'elle soit la satisfaction d'un désir. Or avec la satisfaction cesse le désir, et par conséquent la jouissance aussi. " (" Le monde comme volonté et comme représentation "). La satisfaction d'un désir, la possession d'une femme par exemple, signe le commencement de l'agonie... du désir : " L'amour de l'homme décline sensiblement à partir du moment où il a reçu satisfaction ; presque toutes les autres femmes l'attirent plus que celle qu'il possède déjà, il aspire au changement. " (Ibid.
Corrigé de 5172 mots (soit 8 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet "Peut-on échapper à l'ennui ?" a obtenu la note de : aucune note
soi-même humain réponse conscience suis-je l'unité exacte genre question l'ennui mort j'ai être penser cultures échapper pas d'être obstacle "qui diversité
![]() | ![]() |
Grâce aux désirs, l'homme échappe à l'ennui. Ne pas s'ennuyer dépend de notre appétit de vivre. C'est à nous de faire preuve d'enthousiasme, de curiosité, de créativité pour ne pas nous ennuyer. Mais, il est inévitable que nous ayons des moments d'ennui dans la vie - qui ne peut être toujours exaltante. La vieillesse, la maladie génèrent à elles seules le sentiment de l'ennui. A mesure que nos désirs et nos espoirs s'estompent, l'ennui nous gagne.
Entre les désirs et leurs réalisations s'écoule toute la vie humaine. Le désir, par nature, est souffrance ; la satisfaction engendre rapidement la satiété : le but étant illusoire, la possession lui ôte son attrait ; sous une forme nouvelle renaît le désir, et avec lui le besoin : sans quoi, c'est le dégoût, le vide, l'ennui, adversaires plus rudes encore que le besoin. Quand le désir et sa satisfaction se succèdent à des intervalles qui ne sont ni trop longs, ni trop courts, la souffrance, produit commun de l'un et de l'autre, baisse à son niveau le plus bas : et c'est là la plus heureuse vie. Arthur SCHOPENHAUER (1788-1860)
![]() | ![]() |
15000 corrigés de disseration en philosophie