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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- maître : Du latin magister, «celui qui est plus » (sous-entendu « que les autres »), « le maître ». Personne qui exerce une autorité, une domination (notamment sur un esclave), un pouvoir. Chez Hegel, la conscience qui, dans la lutte à mort qui l'oppose à une autre conscience, préfère la liberté à la vie et s'affirme dans l'indépendance à l'égard d'autrui (dialectique du maître et de l'esclave). Chez Nietzsche, l'homme vaillant et sans scrupule, qui se moque de la morale du ressentiment.
Extrait du corrigé : Les êtres dont l'existence dépend, à vrai dire, non pas de notre volonté, mais de la nature, n'ont cependant, quand ce sont des êtres dépourvus de raison, qu'une valeur relative, celle de moyens, et voilà pourquoi on les nomme des choses ; au contraire, les êtres raisonnables sont appelés des personnes, parce que leur nature les désigne déjà comme des fins en soi, c'est-à-dire comme quelque chose qui ne peut pas être employé simplement comme moyen, quelque chose qui par suite limite d'autant toute faculté d'agir comme bon nous semble (et qui est un objet de respect) ". (" Fondements de la métaphysique des moeurs ").En sommant l'homme de sortir des nimbes d'un sommeil que l'on pourrait qualifier de dogmatique, les "Lumières" affirme le primat de la détermination pratique (5) sur le savoir théorique (5) . Passage de la contemplation à la responsabilisation. ------------------------------------------------------(1) Hétéronomie: Condition d'un individu ou d'un groupe obéissant à une loi reçue de l'extérieur. Kant nomme principes hétéronomiques de la moralité les déterminations de la volonté faisant appel à d'autres ressorts que la seule idée de loi en général: éducation, constitution civile, sentiment (physique ou moral), idée de perfection ou volonté de Dieu - tous ayant en commun de situer l'existence morale soit trop bas (épicurisme), soit trop haut (morales théologiques), mais jamais au niveau requis.(2) Principe: au sens normatif, règle ou norme d'action. (3) Dignité: En morale, caractère de la personne humaine ayant une valeur telle qu'elle doit toujours être traitée comme une fin et jamais simplement comme un moyen. Alors que les choses n'ont qu'une valeur relative, autrement dit un prix, les personnes, qui sont supérieures à tout prix, "ont une valeur intrinsèque, cad une dignité" (Kant).(4) Pratique: est pratique tout ce qui est possible du fait de la liberté Les principes pratiques sont des propositions renfermant une détermination générale de la volonté: ils sont considérés par un sujet comme valant seulement pour sa volonté; ils sont objectifs et sont des lois pratiques, lorsqu'ils sont valables pour la volonté de tout être raisonnable.
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Le corrigé du sujet "Peut-on se passer d'un maître ?" a obtenu la note de : aucune note
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Prenez garde, la notion de « maître » n'est pas uniquement politique, elle appartient aussi aux domaines de l'éducation et de l'art.
Vous devez, bien entendu, montrer la nécessité d'avoir un maître pour apprendre à respecter les lois ou pour acquérir certaines connaissances. Songez, par exemple, au rôle capital et exemplaire des « grands maîtres » en art, ou des « maîtres à penser » comme
Socrate, en philosophie.
Vous devez également montrer les obstacles à la liberté qu'engendre le pouvoir d'un maître sur ses esclaves, ses subordonnés, ses disciples ou ses apprentis. Toute la difficulté est sans doute de montrer à la fin de votre dissertation dans quelle mesure le besoin d'un maître peut néanmoins s'accorder avec l'aspiration à la liberté.
Dans ce dessein, inspirez-vous du paradoxe que souligne Kant dans Idée d'une histoire universelle au point de vue cosmopolitique : le but de l'éducation est de devenir libre; or, toute éducation se fait peu ou prou par la contrainte d'un maître. Toute la difficulté est donc d'apprendre, grâce au maître, à nous passer de lui.
« L'homme est un animal qui, lorsqu'il vit parmi d'autres membres de son espèce, a besoin d'un maître. Car il abuse à coup sûr de sa liberté à l'égard de ses semblables ; et quoique en tant que créature raisonnable il souhaite une loi qui pose les limites de la liberté de tous, son inclination animale égoïste l'entraîne cependant à faire exception pour lui-même quand il le peut. Il lui faut donc un maître pour briser sa volonté particulière, et le forcer à obéir à une volonté universellement valable ; par là chacun peut être libre. Mais où prendra-t-il ce maître ? Nulle part ailleurs que dans l'espèce humaine. Or ce sera aussi un animal qui a besoin d'un maître. De quelque façon qu'il s'y prenne, on ne voit pas comment, pour établir la justice publique, il pourrait se trouver un chef qui soit lui-même juste, et cela qu'il le cherche dans une personne unique ou dans un groupe composé d'un certain nombre de personnes choisies à cet effet. Car chacune d'entre elles abusera toujours de sa liberté si elle n'a personne, au-dessus d'elle, qui exerce un pouvoir d'après les lois. » KANT.
« L'être qui, par son intelligence, a la faculté de prévoir, est par nature un chef et un maître, tandis que celui qui, au moyen de son corps, est seulement capable d'exécuter les ordres de l'autre, est par sa nature même un subordonné et un esclave : de là vient que l'intérêt du maître et celui de l'esclave se confondent. » Aristote, La Politique, Ive s. av. J.-C.
« Le maître, qui o interposé l'esclave entre la chose et lui, se relie ainsi seulement à la dépendance de la chose, et purement en jouit. Il abandonne le côté de l'indépendance de la chose à l'esclave, qui l'élabore. » Hegel, La Phénoménologie de l'Esprit, 1807.
« Qui se tient pour le maître d'autrui est lui-même un esclave. [...] Seul est libre celui qui veut libérer tout ce qui l'entoure. » Fichte, Sur la destination du savant, 1794.
Pour Fichte en effet, celui qui prétend posséder des esclaves a lui-même une âme d'esclave. Car la liberté consiste d'abord à reconnaître la liberté d'autrui, et je ne suis libre qu'en tant que je suis disposé à limiter ma liberté en fonction de celle des autres.
Au maître : « Veux-tu bien réfléchir à ceci : celui que tu appelles ton esclave est né de la même semence, jouit du même ciel que toi, respire comme toi, vit comme toi, meurt comme toi. Tu peux le voir libre comme lui peut te voir esclave. » Sénèque, Lettres à Lucilius, 1er s. apr. J.-C.
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