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Sujet : Toute force est-elle violence ?

Définitions des termes :
  • tout : La totalité sans exception.
  • force : a) Principe de puissance ou d'action. b) Par opposition au droit: recours à la contrainte pour faire respect un pouvoir illégitime. c) Droit du plus fort: conception qui fait reposer l'autorité du chef sur sa supériorité physique. d) Fort: qui possède la force au sens fort ou au figuré. Opposé à faible.
  • violence : Du latin violentia, "abus de la force". A l'origine, le terme désigne le fait "d'agir sur quelqu'un ou de le faire agir contre sa volonté, en employant la force ou l'intimidation.

Extrait du corrigé : Il y a en tout cas, entre force et violence, sans doute quelque chose comme un rapport. PREMIÈRE PARTIE : La force est une forme de violence. Le pouvoir et les effets de la force ne sont-ils pas toujours d'ordre violent ? Pour commencer, on peut s'interroger sur des expressions courantes : -          Passer en force (en notamment toutes les formes de « passage en force » sanctionnés dans le sport, dans le basket-ball ou le handball, par exemple) -          Envoyer les forces militaires, et tout ce qui consiste à « employer la force » -          Travail forcé -          Etc. Il semble que la force suppose soit la possibilité, soit l'effectivité de la violence. Quelle définition de la force, comprenant un lien avec la violence, peut-on tirer de ces exemples ?   Il semble que le simple fait de faire démonstration de sa force se présente sous forme de violence ; c'est ce que l'on retrouve dans ces expressions. Si vous êtes familiarisés avec le sport, n'hésitez pas à prendre l'exemple du passage en force : on estime qu'un joueur est passé en force en observant une forme de violence dans son comportement. Un passage en force s'observe et se constate notamment dans celui qui subit la passage en force. Vous pouvez aussi développer l'exemple du travail forcé, qui montre un passage entre force et violence.

Toute force est-elle violence ?

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Définitions

  • tout : La totalité sans exception.
  • force : a) Principe de puissance ou d'action. b) Par opposition au droit: recours à la contrainte pour faire respect un pouvoir illégitime. c) Droit du plus fort: conception qui fait reposer l'autorité du chef sur sa supériorité physique. d) Fort: qui possède la force au sens fort ou au figuré. Opposé à faible.
  • violence : Du latin violentia, "abus de la force". A l'origine, le terme désigne le fait "d'agir sur quelqu'un ou de le faire agir contre sa volonté, en employant la force ou l'intimidation.

Problématique

Le langage courant confond bien souvent ces deux concepts. Ils sont pourtant bien différents. Votre première tâche est donc d'en chercher les dissemblances.

Remarquez d'abord que la force est une notion physique : c'est la capacité que possède un être d'exercer une action sur une chose ou sur une personne.

La notion de « violence » appartient, elle, à la sphère de la vie humaine. L'attraction qu'exerce l'aimant sur le métal, ou la pression exercée sur mes mains par un jet d'eau peuvent être fortes ou puissantes, elles ne sont jamais violentes, si ce n'est métaphoriquement. La violence est, au contraire, une notion connotée moralement. Elle est une contrainte illégitime, une brutalité injuste.
Sans doute peut-on paradoxalement trouver, au fond de la violence, un aveu de faiblesse. Devenir violent est bien souvent le signe d'une incapacité à imposer ses volontés grâce à la persuasion, à la séduction ou au raisonnement. La violence apparaîtrait presque comme le contraire de la force, sûre, quant à elle, de son pouvoir et de ses effets.

Mais lorsqu'on considère la force dans le contexte de l'action humaine, on constate que la force n'est jamais très loin de la violence. Cela est montré par de nombreuses expressions qui dénotent des activités concrètes : du travail « forcé », en passant par les « forces » armées, il semble clair que la force a quelque rapport avec la violence.

De même concernant la notion physique : s'il ne subissait aucune force, selon la théorie de Newton, un corps poursuivrait sa course en ligne droite de manière continue. Une force, telle que la force d'attraction, ne fait-elle pas en un sens « violence » à cet état de chose ? On l'a présenté : il s'agit sans doute d'un usage métaphorique de la violence. Mais d'où la métaphore tire-t-elle sa légitimité ? N'y a-t-il pas, effectivement, dans les actions humaines, une dimension violente qui sous-tend toute expression de la force ?

Ainsi, il faut donc s'interroger quant au fait de savoir si, d'une manière ou d'une autre, une dimension de violence n'entre pas nécessairement dans la définition de la force.

 Pour savoir à quel point force et violence sont liés, on peut aussi retourner la situation : toute violence n'est-elle pas une forme d'usage de la force ? Peut-être est-il possible de mettre à jour quelque chose comme une identité entre la force et la violence. Il y a en tout cas, entre force et violence, sans doute quelque chose comme un rapport.



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