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Sujet : Est-il vrai de dire que l'homme a des désirs quand l'animal n'a que des besoins ?

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Définitions des termes :
  • vrai : Ce qui est conforme à la réalité, ce qui est réellement.
  • dire : Affirmer, soutenir, tenir pour vrai.
  • homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
  • désir : Ensemble des phénomènes organiques et psychologiques qui me poussent à posséder un objet en vue d'en tirer plaisir. Cet objet peut être matériel ou non.
  • animal : 1. Être vivant capable de se mouvoir : l'homme est un animal). 2. (Auj.) SYN. bête. 3. Théorie de l'animal-machine : théorie réduisant l'être animé à un mécanisme matériel ; pour DESCARTES, le corps humain, comme celui des bêtes, est une machine, mais l'homme possède en outre une âme au sens 5. Pour LA METTRIE, tous les animaux ne sont que des machines. 4. Animisme : toute doctrine ou religion qui attribue aux choses une âme au sens 1.
  • besoin : Ce qui est nécessaire à l'existence, à la conservation ou au développement d'un être vivant. En dehors des besoins strictement vitaux (boire, manger, dormir), on peut identifier chez l'homme des besoins spirituels et moraux (aimer, être aimé, être reconnu, etc.) dont semble dépendre son épanouissement.

Extrait du corrigé : DIRE: signifie ici affirmer en connaissance de cause, mais cela désigne aussi l'opinion qui dit n'importe quoi, qui se contente d'affirmer ce qu'elle affirme, qui transforme son désir en vérité universelle. VRAI: * Se dit d'une affirmation conforme à la réalité ou qui n'implique pas contradiction et à laquelle l'esprit ne peut que souscrire : Il n'y a pas grand-chose de vrai dans son récit. * Qui appartient à la réalité et n'est pas une création de l'esprit : Rechercher les vraies causes d'un phénomène. * Qui est bien conforme à son apparence : Une vraie rousse. * Se dit, dans le domaine artistique et littéraire, des êtres et des choses créés qui donnent l'impression de la vie, du naturel, de la sincérité : Un romancier qui peint des personnages vrais. * Se dit d'un élément qui, parmi d'autres semblables, apparaît comme le seul important ou le seul déterminant : On ignore le vrai motif de sa démission. * Qui convient le mieux à quelqu'un ou à quelque chose, est le plus approprié à une fin, à une destination : Croyez-moi, c'est le vrai moyen de leur venir en aide. ANIMAL (n. m.) 1. - Être vivant capable de se mouvoir : l'homme est un animal). 2. - (Auj.) SYN. bête. 3. - Théorie de l'animal-machine : théorie réduisant l'être animé à un mécanisme matériel ; pour DESCARTES, le corps humain, comme celui des bêtes, est une machine, mais l'homme possède en outre une âme au sens 5. Pour LA METTRIE, tous les animaux ne sont que des machines. 4. -Animisme : toute doctrine ou religion qui attribue aux choses une âme au sens 1. HOMME: Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage. BESOIN: Ce qui est nécessaire à l'existence, à la conservation ou au développement d'un être vivant. En dehors des besoins strictement vitaux (boire, manger, dormir), on peut identifier chez l'homme des besoins spirituels et moraux (aimer, être aimé, être reconnu, etc.) dont semble dépendre son épanouissement. DÉSIR : Tension vers un objet que l'on se représente comme source possible de satisfaction ou de plaisir. Comme objet, c'est ce à quoi nous aspirons; comme acte, c'est cette aspiration même. Le désir se distingue de la volonté, qui n'est pas un simple mouvement mais une organisation réfléchie de moyens en vue d'une fin. Le désir peut aller sans ou contre la volonté (un désir, par exemple, que je sais interdit et que je ne veux pas réaliser); la volonté peut aller sans le désir (la volonté d'ingurgiter un médicament quand, pourtant, je ne le désire pas). Finalement, on peut dire que vouloir, c'est désirer au point d'agir effectivement pour atteindre ce qu'on désire. Ce qu'on veut, c'est toujours ce qu'on fait, de même que ce qu'on fait, c'est toujours ce qu'on veut. On peut finalement considérer la volonté comme une espèce de désir, c'est-à-dire comme le désir dont la satisfaction dépend de nous.

Est-il vrai de dire que l'homme a des désirs quand l'animal n'a que des besoins ?

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Définitions

  • vrai : Ce qui est conforme à la réalité, ce qui est réellement.
  • dire : Affirmer, soutenir, tenir pour vrai.
  • homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
  • désir : Ensemble des phénomènes organiques et psychologiques qui me poussent à posséder un objet en vue d'en tirer plaisir. Cet objet peut être matériel ou non.
  • animal : 1. Être vivant capable de se mouvoir : l'homme est un animal). 2. (Auj.) SYN. bête. 3. Théorie de l'animal-machine : théorie réduisant l'être animé à un mécanisme matériel ; pour DESCARTES, le corps humain, comme celui des bêtes, est une machine, mais l'homme possède en outre une âme au sens 5. Pour LA METTRIE, tous les animaux ne sont que des machines. 4. Animisme : toute doctrine ou religion qui attribue aux choses une âme au sens 1.
  • besoin : Ce qui est nécessaire à l'existence, à la conservation ou au développement d'un être vivant. En dehors des besoins strictement vitaux (boire, manger, dormir), on peut identifier chez l'homme des besoins spirituels et moraux (aimer, être aimé, être reconnu, etc.) dont semble dépendre son épanouissement.

Problématique

« L’homme n’est ni un ange, ni une bête » (Pascal) autrement dit il n’est ni soumis exclusivement à la satisfaction de ses besoins comme un animal, ni un pur esprit exclusivement guidée par une volonté rationnelle. Il est donc à la fois nature et esprit. En somme, l’homme est un être de désir. C’est par ailleurs toute son ambiguïté. Etymologiquement, le désir signifie la nostalgie d’une étoile. Le désir suppose donc le manque ou l’absence de quelque chose. Cependant, il n’est pas naturel d’où la distinction : besoin /désir. L’expérience du désir en effet, relève du superflue et de l’artificiel. Le besoin quant à lui est lié au corps, à la nécessité vital. Notons que ce qui est naturel dans le désir c’est que l’homme ne peut s’en passer. D’où la distinction : l’animal, être de besoin/ l’homme, être de désir.

Désir vient du latin ``sidus, sideris'' qui signifie étoile. Le désir (desiderium) est la nostalgie d’une étoile, c’est une métaphore pour exprimer le regret de quelque chose que l'on imagine ou que l'on sait être source de satisfaction. Besoin vient lui du francique et exprime l’idée de souci, de manque. A première vue il parait donc bien difficile distinguer le désir du besoin. Et à fortiori de faire de ce critère un élément qui permette de différencier l’homme de l’animal. Pourtant nombreux sont ceux qui, à l’instar de Spinoza, font du désir « l’essence de l’homme » et refusent le désir à l’animal. Mais refuser le désir à l'animal, c’est soit en constater l'absence soit en nier l'existence néanmoins réelle. A l'aide de quels critères et sur la base de quels principes peut-on constater l’absence de désirs chez l’animal? Et pour quels motifs et quelles intentions ne saurait-on admettre que l'animal ait des désirs ? Nous verrons dans une 1ère partie si l’on peut et si l’on doit distinguer les concepts de désir et de besoin, et dans une 2nde partie si l’on peut et si l’on doit refuser le désir à l’animal. Introduction définition : Par définition le besoin est naturel, il porte sur tout ce qui est nécessaire, alors que le désir est culturel et contingent, il porte sur ce qui est superflu. Le besoin est aussi objectif, il existe en dehors de la pensée, alors que le désir est subjectif, il n’appartient qu’au sujet. De la même façon on définit couramment l’homme comme sujet, parce qu’il connaît et se pose comme conscience de soi, et l’animal comme objet dans la mesure où il est connu et ne peut s’affirmer comme la source de ses représentations. Il est donc normal que l’on associe l’homme au désir et l’animal au besoin. Le désir serait donc le propre de l’homme Mais peut-on distinguer aussi nettement les désirs et les besoins ? Et si oui, peut-on refuser les désirs à l’animal ? Refuser le désir à l'animal, c’est en effet soit en constater l'absence soit en nier l'existence néanmoins réelle. Mais à l'aide de quels critères et sur la base de quels principes peut-on constater l’absence de désirs chez l’animal? Et pour quels motifs et quelles intentions ne saurait-on admettre que l'animal ait des désirs ? Nous verrons dans une 1ère partie si l’on peut et si l’on doit distinguer les concepts de désir et de besoin, et dans une 2nde partie si l’on peut et si l’on doit refuser le désir à l’animal. Introduction généalogique : Le débat sur la différence entre l’homme et l’animal est un débat récent. Il ne se développe vraiment qu’à partir de la Renaissance quand la morale va se fonder sur l’homme et non plus sur la nature ou sur Dieu, comme chez les grecs et les chrétiens. Pour pouvoir attribuer à l’espèce humaine une dignité particulière et réclamer pour elle du respect, il fallait en effet que quelque chose de vraiment spécifique la distingue des autres. Progressivement tous les thèmes philosophiques vont donc être étudiés sous cet angle, et on exclura du domaine animal : l’art, le bonheur, la conscience, le devoir, l’Etat, l’histoire, la justice et le droit, le langage, la liberté, la culture, la raison, la religion, le temps, le travail…qui deviendront ainsi tous « le propre de l’homme ». C’est aussi le cas du désir qui est, lui aussi, selon Spinoza, « l’essence de l’homme ». Mais peut-on distinguer les désirs et les besoins ? Et si oui, peut-on refuser les désirs à l’animal ? Refuser le désir à l'animal, c’est en effet soit en constater l'absence soit en nier l'existence néanmoins réelle. Mais à l'aide de quels critères et sur la base de quels principes peut-on constater l’absence de désirs chez l’animal? Et pour quels motifs et quelles intentions ne saurait-on admettre que l'animal ait des désirs ?

Ajouté par alex



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