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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- penser : Exercer une activité proprement intellectuelle ou rationnelle; juger; exercer son esprit sur la matière de la connaissance; unir des représentations dans une conscience.
- expérience : En philosophie, l'expérience est une connaissance acquise par le contact direct, par l'action directe d'un sujet sur un objet. Il s'agit donc de données concrètes et sensibles, à partir desquelles il est possible de construire une connaissance du monde. Cependant, si, pour la tradition empiriste, l'expérience est le fondement de toutes nos connaissances, pour les rationalistes, elle est peu fiable, voire mensongère, car donnée par les sens.
Extrait du corrigé : Ces théories de Locke et Hume, qui affirment que la raison humaine tire ses principes de l'expérience, sont deux formes de ce qu'on appelle l'empirisme. II) L'expérience est trompeuse. On peut et on doit penser contre l'expérience sensible. Bachelard considérait l'expérience immédiate comme le premier obstacle à la connaissance scientifique. Les informations fournies par les sens, le vécu sont source d'erreurs. Ainsi, par exemple, de ce que cette pierre tombe plus vite que ce morceau de liège, j'en viendrai à établir une distinction entre «lord» et «léger» et à conclure que la vitesse de la chute des corps est liée à leur masse. Or les scientifiques ont établi que, dans le vide, tous les corps tombent à la même vitesse. La formule scientifique par Galilée de la loi de la chute des corps e= ½ gt2 contredit les données communes de la perception. L'épistémologie de Bachelard réactualise l'idée essentielle du platonisme : la science se constitue par ce geste intellectuel qui récuse l'expérience. Pour Bachelard (comme pour Platon) le savoir scientifique commence par une rupture avec l'expérience ; par se méfier des synthèses spontanées de la perception.
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Le corrigé du sujet "PEUT-ON PENSER CONTRE L'EXPÉRIENCE ?" a obtenu la note de : aucune note
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· Eléments de définition
Penser =
1. Acte de saisir immédiatement l’intelligible, dans une intuition pure de tout élément sensible.
2. Acte de rassembler les éléments de la représentation. Plus spécialement chez Kant : l’acte de ramener la synthèse du divers du sensible à l’unité de l’aperception intellectuelle.
3. La faculté de prendre du recul devant l’existant immédiat ou de s’élever à l’universel. (Hegel, Phénoménologie de l’esprit)
Expérience = Du latin experientia qui signifie essaie, expérience et de experiri qui signifie essayer, éprouver.
1- Rencontre et pratique active d’une réalité d’où l’on reçoit information et formation, favorisant savoir et savoir-faire.
« Instruction acquise par l’usage de la vie » (C. Bernard) en général (Expérience de la vie). Elle n’est, dit Hegel, une « supériorité de l’âge mûr » qui si elle témoigne de « l’amer travail de l’esprit ».
- Hegel, Encyclopédie des sciences philosophiques, Sciences de la logique, Additif, § 80. / Encyclopédie des sciences philosophiques, §396.
2- Contact plus ou moins originaire du sujet de la connaissance avec la réalité.
Les données sensibles avec lesquelles l’esprit est en rapport dans l’élaboration et/ou la validation de ses connaissances et de ses théories.
A la différence de l’observation, qui permet de classer plus que d’expliquer, elle est une investigation active, qui pose des questions à la réalité et formule des problèmes et des hypothèses.
- Aristote, La Métaphysique, Livre A, I, 981 a 15-25.
- Hume, L’homme et l’expérience.
- Locke, Essai philosophique concernant l’entendement humain.
- Kant, Critique de la raison pure, introduction, 1er édition.
3- Synonyme d’expérimentation : procédures expérimentales par lesquelles on cherche à vérifier une hypothèse. On appelle alors « expérience » les « faits qui nous fournissent cette instruction expérimentale des choses ».
- Bernard, Introduction à l’étude de la médecine expérimentale.
- Kahn, Théorie et expérience.
- Duhem, La théorie physique, son objet et sa structure.
· Angles d’analyse
Il s’agit ici de s’interroger sur la double dimension du pouvoir : à la fois de fait et de droit. Il s’agit en effet de s’interroger sur la capacité effective de penser contre l’expérience, mais aussi sur la légitimité d’une telle pensée.
Il faut également se demander ce que signifie « penser contre » l’expérience : cela revient à se demander, en effet, dans quelle mesure la pensée est indépendante de l’expérience lorsqu’elle agit, se forge des idées, organise une connaissance.
Il s’agit donc d’analyser, en creux, le fonctionnement de la connaissance pour savoir si nous devons obligatoirement recourir à l’expérience lorsque nous cherchons à connaître ou, si ce n’est pas toujours le cas, et en quel sens cela reviendrait à penser « contre » l’expérience.
Mais, plus profondément, c’est la légitimité d’une telle possibilité qui est ici à la question : pour cela il faut arriver à définir rigoureusement ce que signifier pense contre, est-ce penser malgré ou au-delà ?
Problématique
Peut-on articuler la possibilité technique du « penser contre l’expérience » à la légitimité d’une telle pensée ? Est-il possible, à la fois techniquement et légitimement, que la pensée s’élève suffisamment pour avoir le recul de former quelque connaissance contre ce que les apparences et les illusions de l’expérience nous donnent ? Penser contre l’expérience signifie-t-il systématique contredire l’expérience (par une expérimentation par exemple) ou bien seulement malgré elle ? Ou bien penser au-delà ? Il s’agit donc de s’interroger principalement sur la double dimension du terme de « pouvoir », et ce à travers la définition rigoureusement de l’expression « contre l’expérience ».
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