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Sujet : Le bonheur est-il inaccessible à l'homme ?

Définitions des termes :
  • bonheur : Etat de satisfaction parfaite, de contentement du corps, du coeur et de l'esprit.
  • inaccessible : A quoi l'on ne peut accéder, que l'on ne peut atteindre, comme un idéal où se projettent les phantasmes individuels et collectifs.
  • homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.

Extrait du corrigé : L'objet de la « Dialectique » de la raison pure pratique, c'est le souverain bien , défini comme l'accord de la vertu et du bonheur, dont nous avons besoin en tant qu'êtres doués d'une sensibilité. La vertu et le bonheur sont liés dans le concept du souverain bien. Par suite, il faut déterminer la nature de cette liaison, de cette unité. Ou bien elle est analytique et il faut affirmer l'identité de la vertu et du bonheur ; ou bien elle est synthétique et il faut dire alors que la vertu engendre le bonheur. Les deux grandes écoles morales de l'antiquité, stoïcisme et épicurisme, ont adopté le principe commun de l'identité du bonheur et de la vertu, mais elles l'ont conçu de façons différentes. Tous deux se trompaient en ceci qu'ils considéraient l'unité du concept de souverain bien comme analytique, alors qu'elle est synthétique ; en d'autres termes, leur erreur commune était de considérer comme identiques deux éléments hétérogènes ou du moins de regarder l'un des deux comme faisant partie de l'autre : « Le stoïcien soutenait que la vertu est tout le souverain bien et que le bonheur n'est que la conscience de la possession de la vertu, en tant qu'appartenant à l'état du sujet. L'épicurien soutenait que le bonheur est tout le souverain bien -et que la vertu n'est que la forme de la maxime à suivre pour l'acquérir, cad qu'elle ne consiste que dans l'emploi rationnel des moyens de l'obtenir. »

Le bonheur est-il inaccessible à l'homme ?

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Définitions

  • bonheur : Etat de satisfaction parfaite, de contentement du corps, du coeur et de l'esprit.
  • inaccessible : A quoi l'on ne peut accéder, que l'on ne peut atteindre, comme un idéal où se projettent les phantasmes individuels et collectifs.
  • homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.

Problématique

A partir de l'analyse des termes du sujet, il faut poser la double question du droit au bonheur, pour l'individu au singulier et l'homme en général.

Les difficultés de l'existence et les différentes formes de la souffrance rendent-elles illusoire toute quête du bonheur ? Est-ce la fugitivité qui caractérise le bonheur ou est-il une fois conquis un élément stable et durable ?

Mais alors, quels sont les critères qui permettent de discerner cette stabilité eventuelle, toujours susceptible d'être mise en doute ?

Il faut donc éprouver les leurres et les illusions qui peuvent infléchir la sensation du bonheur. Le fait que la question concerne l'homme invite à rattacher la problématique du bonheur à celle de la conscience.

Qu'est-ce en effet qu'être heureux ? Est-ce ressentir un perpétuel état identifié comme tel ou s'agit-il au contraire d'une absence complète de souci à ce propos ? Dès lors, se pose la question de l'universalité d'un tel sentiment.

 



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