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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- mort : Du latin mors, «mort». Cessation complète et définitive de la vie. Seul parmi les animaux, l'homme se sait mortel: cruelle certitude qui limite son horizon et l'oblige à composer avec sa propre disparition, comme avec celle des êtres auxquels il est attaché. Pour Platon, la mort est un «beau risque à courir». Dans le Phédon, Socrate définit la mort comme la séparation de l'âme et du corps; délivrée de sa prison charnelle, l'âme immortelle peut librement regagner le ciel des Idées, patrie du philosophe. Épicure tient la mort pour un non-événement, puisque jamais nous ne la rencontrons. Tant que nous sommes en vie, la mort n'est pas; et quand la mort est là, c'est nous qui ne sommes plus. Pour Heidegger au contraire, la vie humaine s'inscrit dans la finitude: «Dès qu'un humain vient à la vie, il est déjà assez vieux pour mourir».
- valeur : Qualité ou signification d'une chose abstraite (le vrai, le bien). C'est à partir de Nietzsche que la notion de valeur a été introduite dans la philosophie. Nietzsche a critiqué de façon radicale les valeurs chrétienne, trouvant l'origine de toute valeur chez l'homme.
- existence : Par opposition à néant: le fait d'être ou d'exister. Par opposition à essence: mode d'être de l'homme, en tant qu'il ne se laisse enfermer dans aucune essence ou nature déterminée.
Extrait du corrigé : Rousseau puis plus tard Kant pensent que la religion est nécessaire à la morale, car elle permet aussi bien la récompense du juste et le châtiment de l'injuste. L'au-delà de la vie justifie une action vertueuse. La prise de conscience de la mort comme anéantissement : valorisation de l'existence ? a) Beaucoup associent à la mort comme néant une revalorisation de l'existence et notamment de l'existence charnelle mais qu'en est-il de la crainte de la mort ? Le retour vers le plaisir sonne t-il l'affranchissement par rapport à la crainte de la mort ? Dans La mort et la Pensée, Marcel Conche écrit : « On ne cesse de penser à la mort qu'en cessant de penser. » La recherche de la jouissance du corps n'est pas une façon de fuir l'idée de la mort. Si la mort n'est rien, ce rien ne nous est pas indifférent. b) Pascal écrit dans ses Pensées : «Quand je m'y suis mis quelquefois, à considérer les diverses agitations des hommes, et les périls et les peines où ils s'exposent, dans la cour, dans la guerre, d'où naissent tant de querelles, de passions, d'entreprises hardies et souvent mauvaises, etc., j'ai découvert que tout le malheur des hommes vient d'une seule chose qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre.
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Le corrigé du sujet "La mort ajoute-t-elle à la valeur de notre existence ?" a obtenu la note de : aucune note
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Analyse du sujet :
La mort est une nécessité implacable. Tout être vivant est programmé pour mourir, chaque homme est voué à mourir un jour ou l’autre.
De la mort rien ne peut être su car nul ne peut en faire l’expérience.
L’existence est donc finie prise entre les deux limites de la naissance et de la mort. Mais si l’on ne peut rien dire sur la mort, c’est la conscience et la conception qu’on se fait de la mort qui peut changer notre façon de vivre.
La peur de mourir peut nous pousser à l’action comme pour oublier la mort, qu’elle se présente sous la forme de la crainte du néant ou de l’enfer.
Notre existence nous semble plus précieuse du fait qu’elle a un terme. Elle nous paraît plus fragile.
Problématisation :
L’expérience de la mort, qui est toujours une expérience de la mort des autres ou des discours sur la mort, conduit-elle toujours à un préciosité de la vie ? Rien n’est moins sûr sans doute. La mort peut signifier aussi bien l’absurdité de l’existence que la précarité de tout ce qui fait notre bonheur. Envisager l’existence comme finie mobilise-t-elle l’homme à l’urgence du présent ou au contraire la mort ne rend-elle pas l’existence sans valeur, la mort n’est-elle pas négation des valeurs de l’existence ?
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