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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- raisonnable : 1) Doué de raison. 2) Qui est conforme au bon sens, qui n'outrepasse pas la mesure, la morale (une action raisonnable).
- doute : État de l'esprit quand nous nous demandons si un fait est réel ou non, si une proposition est vraie ou non. Douter n'est pas nier : la négation est une certitude, le doute revient à admettre qu'on ne sait pas.
Extrait du corrigé : Il ne s'agit donc pas pour les Anciens, de douter de tout, de manière continue, systématique et excessive. Les sensations par exemples ne peuvent être remises en cause pas plus que l'existence même des choses. Ce que soutient le scepticisme c'est l'impossibilité dans laquelle l'homme se trouve de connaître les choses avec certitude. En effet, quand nous cherchons à savoir, nous ne rencontrons que des voies sans issue, littéralement des apories (du grec : a , préfixe privatif et poros, issue). Dès que nous tentons de connaître les choses « telles qu'elles sont », nous nous retrouvons dans cette impasse. Mais la pensée des sceptiques ne consiste pas à considérer que la vérité n'existe pas ou qu'elle est inaccessible à notre intelligence. Il y a seulement des désaccords actuels concernant les définitions mêmes, lesquels doivent nous inciter à suspendre notre jugement, c'est a dire à éviter l'affirmation de toute certitude. II/ Le scepticisme empirique de Hume En s'inspirant vraisemblablement du scepticisme antique, la philosophie de Hume s'affirme comme une critique du rationalisme dogmatique de la métaphysique du XVIIème siècle. Voyant dans l'expérience sensible un facteur explicatif de notre croyance à la causalité, il réduit le principe même de causalité à une simple opinion subjective, une association d'idées. Cette analyse de l'idée de causalité eut une influence sur la réflexion de Kant et le fit sortir selon ses propres mots de son « sommeil dogmatique ».
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Le corrigé du sujet "Dans quelle mesure est-il raisonnable de douter ?" a obtenu la note de : aucune note
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Cette question met en avant les difficultés liées au problème du doute dans le domaine de la réflexion. En effet, si je doute de tout ce qui m’entoure, si je suis plongé dans l’incertitude, comment puis-je fonder mon savoir ? sur quoi peut s’appuyer mon esprit pour établir des connaissances si je remets en question le moindre objet du monde ? Mais douter ne signifie pas douter de tout et systématiquement. Car si le doute devient méthodique, comme le préconise Descartes, s’il est le fruit d’un usage raisonnable de l’esprit, ne peut-il pas, au contraire, permettre à l’homme d’accéder plus facilement à la connaissance vraie des choses ?
N’est ce pas cet usage de la raison que suggère la réflexion philosophique elle-même ? car en étant certain de ma connaissance des objets du monde, je prends en effet le risque de me laisser guider par l’opinion. Or, la philosophie, ayant pour dessein la quête de la vérité, ne peut prétendre tout savoir d’emblée. Loin d’être arrogante, la véritable pensée philosophique doit au contraire faire preuve d’humilité et répondre, avant toute tentative dogmatique à la célèbre injonction de Socrate : « Ce que je sais c’est que je ne sais rien. »
Il s’agit donc de trouver cette mesure exacte de doute nécessaire à la pensée, cette part raisonnable d’incertitude qui, loin de plonger l’esprit dans un scepticisme absolu doit au contraire l’inviter à fonder des raisonnements fiables.
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