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Sujet : Qu'est-ce qui garantit la vérité de la connaissance scientifique ?

Définitions des termes :
  • vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
  • connaissance : CONNAÎTRE / CONNAISSANCE: 1. Être familier de quelqu'un ou quelque chose. 2. Discerner, distinguer quelque chose : « Le premier et le moindre degré de connaissance, c'est d'apercevoir » (CONDILLAC) 3. Posséder une représentation de quelque chose, en part. une représentation exacte. 4. Connaissance: a) Acte par lequel un sujet s'efforce de saisir de saisir et de se représenter les objets qui se présentent à lui. b) Résultat de cet acte.
  • scientifique : Sens 1: Qui concerne la science. Qui est conforme aux procédés de recherche et d'observation des sciences. Sens 2: Personne spécialisée dans une ou plusieurs sciences.

Extrait du corrigé : La cohérence de cette théorie avec d'autres, qui traitent d'aspects ou de phénomènes naturels proches du phénomène étudié, est-elle un tel critère ?Est-ce également le cas de l'efficacité ? Une théorie peut être 'vérifiée' par les effets réels qu'elle permet. Mais le fonctionnel (c'est-à-dire la capacité d'agir sur la réalité concrète) est-il équivalent au vrai ? Si cela ne suffit pas à valider la vérité des théories scientifiques, du moins cela fournit un indice de leur vérité : jusqu'à quel point ?La question, enfin, se pose aussi non plus absolument mais relativement ; qu'est-ce qui 'nous' garantit la vérité de la connaissance scientifique, nous compris comme non versés dans les sciences ? Excepté l'efficacité concrète de ces connaissances (preuve assurément insuffisante), rien d'autre, apparemment, que la confiance dans la communauté scientifique. La question devient alors politique. Est-elle soluble et de quelle manière ?**** Le conflit comme mode de garantieLa bonne foie est requise mais elle ne peut être vérifiée ; d'où la nécessité de répéter précisément le protocole d'expérience ; structure juridique ou même judiciaire de la science.

Qu'est-ce qui garantit la vérité de la connaissance scientifique ?

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Définitions

  • vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
  • connaissance : CONNAÎTRE / CONNAISSANCE: 1. Être familier de quelqu'un ou quelque chose. 2. Discerner, distinguer quelque chose : « Le premier et le moindre degré de connaissance, c'est d'apercevoir » (CONDILLAC) 3. Posséder une représentation de quelque chose, en part. une représentation exacte. 4. Connaissance: a) Acte par lequel un sujet s'efforce de saisir de saisir et de se représenter les objets qui se présentent à lui. b) Résultat de cet acte.
  • scientifique : Sens 1: Qui concerne la science. Qui est conforme aux procédés de recherche et d'observation des sciences. Sens 2: Personne spécialisée dans une ou plusieurs sciences.

Problématique

Traditionnellement, à propos d’une connaissance scientifique, les philosophes ont opposé la sensibilité (faculté d’obtenir des sens des impressions sur ce qui existe en dehors de nous) et l’entendement (faculté de penser les objets de la connaissance, c’est-à-dire d’ordonner les données de l’expérience grâce aux concepts ou « catégories »). Mais il apparaît qu’au lieu de distinguer ces deux modes, il est nécessaire de les unir pour une meilleure connaissance de l’objet. Descartes montrera, dans le célèbre exemple du morceau de cire, comment la cire, d’abord dure, froide, etc. n’a plus, une fois fondue, toutes les qualités que l’évidence sensible lui attribuait au départ. Autrement dit, pour savoir ce qu’est la cire, il ne suffit pas de la voir, de la toucher, etc., il faut aussi la concevoir. Car ce que les choses donnent à voir d’elles-mêmes, n’est bien souvent qu’apparence, qualité sensible, mais non propriété constitutive de l’objet (cf. Descartes, Méditations métaphysiques, II). Ce rationaliste n’est qu’un exemple parmi ceux qui tentent d’établir de manière intelligible des connaissances scientifiques. On verra alors, à travers différents auteurs, les manières possibles de rendre faillible une théorie scientifique, ou de la confirmer.

 

 

 

 

 



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